Christophe

Christophe

Paléo qu’est-ce que c’est pour vous?
Je suis venu pour la première fois lors du 20e anniversaire. J’avais 15 ans. Mes parents n’étaient pas très chauds que je vienne, car à l’époque, le camping n’était pas très fréquentable. Et pour des gens vivant un petit village, ça paraissait bizarre de vouloir aller au Paléo. Mais le hasard a voulu que nous recevions des invitations et mes parents de me dire: alors vas-y le soir que tu veux. Il y avait des artistes surprise annoncés jour après jour. J’ai attendu et arrivé au dernier jour, je n’avais plus le choix! L’invité surprise était Bob Dylan. Le nom m’était familier mais je ne connaissais pas tant que ça. Ce soir-là, j’ai vu Alain Bashung et Bob Dylan… Je me dis que j’ai eu beaucoup de chance de pourvoir vivre une soirée pareille. Et c’est ça pour moi Paléo. La chance, étant ado, de venir d’un petit village et de pouvoir voir des concerts. Je dis merci Paléo, qui m’a permis de pouvoir prendre un ticket, et de voir 10, 15, 20 concerts. J’ai pu voir, Beck et Tindersticks. J’ai pu voir Ben Harper à ses débuts; NTM, Portishead, des groupes que j’écoute encore aujourd’hui. Les voir à leurs meilleurs moments j’ai envie de dire, parce que je suis un vieux con, voilà! Paléo a été la possibilité d’élargir ma culture musicale à une époque. J’espère qu’il en va de même pour les jeunes de 15 ans aujourd’hui; même si j’ai de la peine à m’en rendre compte.

Avoir 40 ans, qu’est-ce que ça signifie?
40 ans, c’est loin parce que j’aime à me dire que je suis jeune. Et que je suis loin d’avoir 40 ans. C’est aussi le seul anniversaire de mon père dont je me souvienne, où je me suis dit: il est vieux. C’est une époque où ils ont fait un voyage avec ses contemporains, comme on dit dans les petits bleds. C’est un milestone pour moi. A 40 ans, on est vieux. Après, d’année en année, je révise mon jugement à mesure que je m’en approche. Donc finalement je dirais, mais 40 ans, voyons, c’est le début de la vie!

Votre lieu favori sur le festival?
Le Club Tent, cette scène je l’ai toujours connue. Il me semble et c’est là-bas que j’ai découvert les Tindersticks, en 1996. J’étais au concert de Lou Reed et c’était un peu chiant. Il faisait “grelin grelin” avec sa guitare et j’ai bifurqué et suis descendu. Il y avait une petite tente, des gens posés, des gens debout. Je trouvais ça vraiment bien, puis vraiment vraiment bien et finalement génial. Après le concert, j’ai filé m’acheter le disque. Depuis, ça reste un de mes groupes préférés.